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Classe préparatoire à Sciences Po - Histoire

LAURENT BOSCHER

Sujet 6. Composition : « La Guerre froide : conflit idéologique, conflit de puissances »

22 Août 2017 , Rédigé par Laurent Boscher Publié dans #1. SUJETS CORRIGES

Sujet 6. Composition : « La Guerre froide : conflit idéologique, conflit de puissances »

Présentation. La Guerre froide désigne la période de l’histoire comprise entre 1947 et 1991, au cours de laquelle le Monde est divisé en deux blocs : d’un côté, le bloc capitaliste allié aux Etats-Unis ; d’un autre côté, le bloc communiste allié à l’URSS. Cette expression, forgée en 1947 par le journaliste américain Walter Lippman, définit la situation de tensions entre les é tats-Unis et l’URSS dans laquelle chacun des deux Grands tente de prendre l’avantage sur l’autre, tout en évitant de déclencher un conflit armé direct entre eux, mais en impliquant parfois un de leurs alliés. Entre 1947 et 1991, en effet, années respectives du refus du plan Marshall par l’URSS et de l’effondrement de celle-ci après 69 ans d’existence (1922-1991), Washington et Moscou, successivement dotés de l’arme atomique depuis 1945 et 1949, adeptes de la dissuasion nucléaire fondée sur l’équilibre de la terreur, s’intimident sans véritablement s’affronter par crainte d’un anéantissement mutuel.

Problématique. La Guerre froide se réduit-elle cependant à un conflit de puissances, mettant aux prises deux nations désireuses de dominer le Monde ? N’est-elle pas avant tout un conflit idéologique opposant deux modèles de civilisation incompatibles ?

Plan. La Guerre froide est un conflit d’une double nature : en premier lieu, un conflit idéologique, opposant le monde capitaliste au monde communiste ; en second lieu, un conflit de puissances, opposant l’armée américaine à l’armée soviétique.

DEVELOPPEMENTS

[I]  La Guerre froide est un conflit idéologique (politique), dans la mesure où l’enjeu de ce conflit n’est pas seulement la conquête de territoires (conflit de puissances), il est surtout un conflit opposant deux modèles de société : le modèle américain et le modèle soviétique.

[A]  Le modèle américain, que la Maison Blanche entend exporter à travers le Monde, après la défaite des dictatures fascistes (1945), est celui de la démocratie libérale : libérale, d’un point de vue politique, au sens où les citoyens américains choisissent librement leurs représentants lors d’élections pluralistes, généralement organisées tous les quatre ans, afin de désigner les politiciens de droite (républicains) ou de gauche (démocrates), qu’ils jugent dignes de siéger, soit à l’échelon régional à la tête de l’un des 50 Etats qui composent les Etats-Unis, soit à l’échelon fédéral dans le cadre du Congrès (Chambre des représentants, Sénat) ou de la présidence à la Maison Blanche ; mais libérale, d’un point de vue économique également, au sens où les citoyens américains sont libres de travailler, d’entreprendre, d’investir, de vendre, d’acheter, bref de s’enrichir, selon les principes de l’économie de marché et du capitalisme.  De fait, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le mode de vie américain ( American way of life ) fait rêver ( American dream ). Tout y est beau, tout y est moderne, tout y est démesuré et, en plus, tout y est accessible en abondance : les maisons individuelles, les gratte-ciel, les voitures, les routes, les moyens de transport, les télévisions, les lave-linge, les réfrigérateurs, les aspirateurs, les chewing-gums, les jeans. Rien ne manque. Au lendemain de la guerre, tout ce qui vient des é tats-Unis est à la mode : le cinéma (Hollywood), la musique (Rock’n’Roll), les idoles (Marilyn Monroe), et même les grandes voitures décapotables (Cadillac). L’Amérique, nouvelle « Terre promise », devient le lieu où tout est possible, en particulier celui des ascensions sociales rapides et des fortunes vertigineuses.

[B]  Le modèle soviétique, celui que le Kremlin entend imposer au Monde, offre un autre visage. L’URSS, depuis sa naissance officielle en 1922, cinq ans après la révolution bolchevique d’octobre 1917 accomplie par Lénine et Trotski contre l’Empire russe du tsar Nicolas II, incarne, jusqu’en 1991, année de sa disparition, la patrie de la dictature communiste : dictature, d’un point de vue politique, au sens où les camarades soviétiques ne désignent pas eux-mêmes leurs représentants politiques, un droit réservé aux membres du PCUS, ou alors, quand ils participent à des élections sans véritable enjeu à l’échelon local exclusivement, ils n’ont le choix qu’entre des candidats bolcheviques ; communiste, d’un point de vue économique, au sens où la propriété privée est abolie, la liberté d’entreprendre interdite, les prix autoritairement fixés, les profits proscrits, l’enrichissement illégal, prétexte pris que le capitalisme favorise les inégalités entre riches et pauvres, alors que l’Etat communiste, au contraire, en gérant toutes les entreprises, en payant lui-même tous les salariés du pays, prétend supprimer les injustices sociales.  Dans les faits, cependant, au-delà des beaux discours, le niveau de vie est très bas. Les pénuries de biens de consommation courante sont fréquentes. Les rayons des magasins sont vides. Les logements sont inconfortables. Le retard est considérable. Cette paupérisation est d’autant plus mal vécue par la population que les inégalités sociales persistent, notamment entre les apparatchiks communistes membres de la nomenklatura qui s’octroient de plus en plus de privilèges (maisons individuelles, voitures personnelles, magasins privés) et le reste de la population qui, pauvre et démoralisée, sombre dans l’alcoolisme.

[C]  Comment, dans ces conditions, le Monde a-t-il pu hésiter entre ces deux modèles ? En premier lieu, parce que les Etats-Unis, un rêve pour certains, est aussi un cauchemar pour d’autres (depuis l’assassinat du président Kennedy en 1963, la guerre du Vietnam du président Johnson en 1964, l’affaire du Watergate du président Nixon en 1974), notamment pour ceux qui ne sont ni riches, ni blancs, ni capitalistes, mais pauvres (pas de sécurité sociale, peu de prestations sociales), noirs (Ku Klux Klan, Martin Luther King, Malcolm X) ou communistes (maccarthysme, chasse aux sorcières, époux Rosenberg). En second lieu, parce que l’URSS, un paradis en théorie, un cauchemar en pratique, masque la réalité de sa situation, soit en invoquant de bons sentiments (la paix dans le Monde, la disparition de la pauvreté), soit en recourant à un vocabulaire trompeur (démocraties populaires), soit en censurant l’information (KGB, procès politiques, Goulags), soit en pratiquant la propagande ( Pravda ), soit en imposant par la force aux pays conquis le modèle communiste (1948, « coup de Prague » en Tchécoslovaquie), soit enfin en entretenant l’illusion de la grandeur (course aux armements, conquête spatiale avec le satellite Spoutnik en 1957 et le cosmonaute Youri Gagarine en 1961).

[Transition]  Démocratie libérale, d’un côté, dictature communiste, de l’autre, tels sont les deux modèles de société proposés au Monde au cours de la Guerre froide. L’un des enjeux du conflit pour les deux supergrands consiste donc à faire passer le plus de territoires (continents, pays) sous leur contrôle afin de faire triompher leur civilisation. Voilà pourquoi la Guerre froide, conflit idéologique, est aussi un conflit de puissances.

[II]  La Guerre froide est un conflit de puissances (conflit militaire), dans la mesure où l’enjeu du conflit, au-delà du triomphe d’une idéologie sur une autre, consiste, pour les Etats-Unis et l’URSS, à faire passer toujours davantage de pays sous leur influence, leur domination ou leur contrôle, parfois de manière pacifique, d’autres fois en recourant à la force. Ce conflit de puissances a vu le jour en Europe, puis il s’est étendu au reste du Monde, avant de mourir à l’endroit même où il était né, au cœur du Vieux Continent.

[A]  La Guerre froide naît en Europe à la faveur de deux événements : le premier survenu en 1946, lors du discours de Fulton, au cours duquel Churchill, ancien Premier ministre britannique, dénonce la division de l’Europe en deux camps, le camp américain et le camp soviétique, hermétiquement séparés par un « rideau de fer », au motif que Staline, oublieux des accords de Yalta (1945), a refusé d’organiser des élections dans les pays libérés de la domination nazie par l’Armée rouge ; le second survenu en 1947, lors du refus du plan Marshall par l’URSS et ses Etats satellites, prétexte pris que cette aide économique américaine, au dire des Soviétiques, serait le moyen astucieux pour les Américains de se rendre à la fois indispensables et populaires auprès de tous les peuples européens.   En 1948, seule l’Allemagne, partagée depuis 1945 entre les quatre puissances victorieuses, n’a pas choisi son camp. C’est chose faite, toutefois, en 1949, après l’échec du blocus de Berlin entrepris par l’URSS. En 1949, en effet, l’Allemagne, comme l’Europe, est divisée en deux pays distincts : d’un côté, la RFA, capitaliste, située à l’Ouest ; de l’autre, la RDA, communiste, située à l’Est.

[B]  Après 1949, l’Europe entièrement partagée entre les deux superpuissances, le reste du Monde devient le terrain de jeu de la Guerre froide. Les Etats-Unis et l’URSS commencent par s’affronter en Asie : la Chine bascule ainsi dans le camp communiste avec la prise de Pékin par Mao, alors que le Japon, ennemi personnel des Etats-Unis depuis l’attaque aérienne de Pearl Harbor (1941), est élevé au rang d’allié afin d’éviter une nouvelle perte territoriale en Asie ; la Corée, en revanche, après trois années de guerre (1950-1953), est partagée entre les deux camps, la Corée du Nord se rangeant derrière l’URSS, la Corée du Sud derrière les Etats-Unis. Au final, la majorité de l’Asie rejoint le bloc de l’Est, une minorité le bloc de l’Ouest.  Après l’Europe au cours des années 1940, l’Asie au cours des années 1950, l’Amérique latine, au cours des années 1960, devient le nouveau théâtre des opérations de la Guerre froide. Cependant, à l’exception notable de Cuba, dirigée depuis 1959 par Fidel Castro, allié de l’URSS lors de la fameuse « crise des missiles » (1962), la majorité de l’Amérique latine soutient les Etats-Unis. Parmi ces pays, de nombreuses dictatures militaires anticommunistes, notamment au Brésil et en Argentine, mais surtout au Chili où depuis 1973 le général Pinochet, auteur d’un coup d’Etat soutenu par la CIA, a chassé du pouvoir un président démocratiquement élu depuis 1970, Salvador Allende, trop proche de Moscou.   L’Afrique, enfin, après avoir obtenu son indépendance essentiellement au cours des années 1960, devient à son tour, durant les années 1970, l’objet d’une lutte d’influence entre les Etats-Unis et l’URSS : l’Algérie, la Libye, la Guinée, le Bénin, le Congo, l’Angola, l’Ethiopie, l’Ouganda, le Mozambique et Madagascar rejoignent le camp communiste ; la Tunisie, le Soudan, la Tanzanie, la Zambie restent neutres ; tandis que tous les autres, c’est-à-dire la majorité des pays africains, soutiennent le camp occidental. Aucun continent, désormais, ni plus qu’aucun milieu (terre, mer, air, espace) ou secteur (science, sport, cinéma), n’est épargné par la Guerre froide.

[C]  Entre 1989 et 1991, cependant, la Guerre froide, née en Europe dans l’immédiat après-guerre, étendue au reste du Monde au cours des décennies suivantes, s’achève sur le territoire qui l’avait vu naître, l’Europe, à la faveur de deux séries d’événements : d’une part, en 1989, lors de l’effondrement des régimes communistes partout en Europe de l’Est ; d’autre part, en 1991, lors de l’implosion de l’URSS elle-même.   L’arrivée de Mikhaïl Gorbatchev à la tête du Kremlin en 1985, en effet, la chute du mur de Berlin en 1989, la réunification de l’Allemagne en 1990, la chute de toutes les dictatures communistes européennes entre 1989 et 1991 ne donnent d’autre choix aux dirigeants soviétiques que celui de tirer la leçon de l’histoire, conclue par la faillite du modèle communiste et la réussite du modèle capitaliste. Le 25 décembre 1991, après la retransmission télévisée du discours prononcé par le président Gorbatchev, l’URSS est officiellement dissoute. La Guerre froide est terminée.

Fermeture. Entre 1947 et 1991, la Guerre froide a mis aux prises deux pays que tout opposait dans le cadre d’un conflit d’une double nature : conflit idéologique, d’abord, opposant deux modèles de société ; conflit territorial, ensuite, opposant deux superpuissances militaires.

Ouverture. La victoire du camp des démocraties capitalistes sur celui des dictatures communistes annonce-t-elle la fin de l’Histoire, comme l’affirment certains ? N’annonce-t-elle pas seulement la fin d’un monde et la naissance d’un nouveau sur les ruines de l’ancien ? Un monde dans lequel l’ordre planétaire ne serait plus bipolaire, ni même multipolaire, mais exclusivement unipolaire, c’est-à-dire entièrement gouverné par un seul et même pays : les Etats-Unis d’Amérique, grand vainqueur de la Guerre froide ?

A - Le modèle américain (en théorie : le rêve pour tous ; en pratique : le cauchemar pour certains)

B - Le modèle soviétique (en théorie : le paradis pour tous ; en pratique : l’enfer pour l’immense majorité)

C - Un monde partagé entre ces deux modèles (américain, soviétique)

A - Le début de la Guerre froide en Europe (années 1940)

B - L’expansion de la Guerre froide au Monde (années 1950 : Asie ; années 1960 : Amérique ; années 1970 : Afrique)

C - La fin de la Guerre froide en Europe et dans le Monde (années 1980-1990)

sujet de dissertation guerre froide

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Cours : La guerre froide : affrontements et crises politiques dans un monde bipolaire

La guerre froide : affrontements et crises politiques dans un monde bipolaire

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Introduction :

Le monde bipolaire qui émerge suite à la Seconde Guerre mondiale entre dans une nouvelle forme de conflit, la guerre froide. Chacun des deux Grands (États-Unis et URSS) possède l’arme nucléaire et de nombreux alliés, ce qui garantit qu’une guerre ouverte serait destructrice pour les deux pays et pour le monde. Ainsi, tout en cherchant à déstabiliser et à combattre l’autre camp, les superpuissances évitent de s’affronter directement et préfèrent le faire par pays et mouvements interposés (conflits périphériques). Comment la logique bipolaire de la guerre froide s’impose-t-elle dans les relations internationales ? La plupart des affaires internationales sont réglées de près ou de loin par les Grands et souvent déterminées par l’état de leurs relations. Plusieurs grandes phases se dégagent. À la fin des années 1940 et jusqu’au milieu des années 1950, une forte hostilité existe entre les blocs, qui laisse place à un effort de coexistence pacifique jusqu’à la crise de Cuba de 1962. Celle-ci fait prendre conscience de la nécessité d’une détente, qui reste cependant limitée.

Le début de la guerre froide, une période de fortes tensions (1947-1956)

Les premières années de la guerre froide sont marquées par de très fortes tensions entre les superpuissances, qui se considèrent mutuellement comme une menace.

La lutte pour l’expansion des Blocs

La constitution des blocs se fait de différentes façons, mais passe souvent par l’aide directe ou indirecte des États-Unis ou de l’URSS. Chacun aide ses alliés politiques à prendre le pouvoir.

  • La guerre de Corée :

Le premier conflit périphérique commence en 1950 en Corée. À l’instar de l’Allemagne, elle est divisée entre une zone d’occupation soviétique au nord, devenue la République démocratique populaire de Corée, et une zone d’occupation américaine au sud, devenue la République de Corée. En 1950, les troupes communistes du Nord envahissent le Sud et l’occupent jusqu’à une réaction militaire américaine, autorisée par l’ONU qui condamne l’agression nord-coréenne. Les Américains conquièrent une grande partie de la Corée du Nord, ce qui déclenche une intervention de la République Populaire de Chine. Le conflit est très près de dégénérer en guerre nucléaire, mais le front se stabilise entre Corée du Nord et Corée du Sud, et aboutit à l’armistice en 1953, après un million de morts.

La guerre de Corée

  • Les communistes s’imposent également d’autres façons :
  • Dans les pays encore colonisés, ils soutiennent la rébellion communiste, comme en Indochine française. Dans cette région, la principale force de résistance est incarnée par le Viet Minh, dirigé par Hô Chi Minh .

Viet Minh :

Mouvement indépendantiste et communiste pour la libération de l’Indochine.

  • En Europe de l’Est, ils appliquent la « tactique du salami », qui consiste pour les communistes à s’allier aux autres forces politiques avant de les exclure du pouvoir « tranche après tranche, comme un salami » (Mathias Rakosi, dirigeant communiste hongrois). Le « coup de Prague » de février 1948, par lequel les communistes de Klement Gottwald prennent le pouvoir en Tchécoslovaquie, parachève le contrôle de l’URSS sur l’Europe de l’Est.
  • Les États-Unis réagissent via des pactes d’alliance, en aidant à la reconstruction des pays dévastés par la guerre ( plan Marshall ), mais aussi en soutenant les forces opposées aux communistes.
  • En France, les ministres communistes sont exclus du gouvernement de Paul Ramadier au printemps 1947.
  • En Iran, la CIA (service de renseignement américain) aide au renversement du Premier ministre Mossadegh en 1953, considéré comme trop favorable aux communistes.

En janvier 1953, le président américain Eisenhower (1953-1961) entre en fonction. Il approfondit la doctrine Truman avec la politique du Roll Back (refoulement du communisme), mise en œuvre par son secrétaire d’État John Foster Dulles. Elle s’accompagne d’une conception appelée « théorie des dominos », selon laquelle un pays qui tombe aux mains des communistes risque d’entraîner ses voisins vers le Bloc de l’Est. En réponse à la création et à l’expansion de l’OTAN, l’URSS rassemble ses satellites d’Europe orientale dans le COMECON (Conseil d’Assistance Économique Mutuelle, contrôlant les économies) et le Pacte de Varsovie (alliance militaire dominée par les Soviétiques).

Des sociétés et des modèles opposés

Les États-Unis et l’Union soviétique revendiquent la supériorité de leurs modèles de société respectifs. Les Américains jouissent du meilleur niveau de vie du monde grâce à une économie puissante qui permet l’entrée dans la société de consommation.

Le modèle du libéralisme capitaliste repose sur l’idée que l’individu peut travailler librement dans une société libre pour accéder à l’ American Way of Life , fondée sur le confort matériel et la famille traditionnelle. En URSS, le Parti Communiste contrôle l’économie pour assurer l’égalité matérielle entre tous les citoyens et construire une société communiste sans classes.

Bien entendu, chacun des modèles a son lot de contradictions. Aux États-Unis, si la prospérité est une réalité, elle concerne avant tout les Blancs protestants, car la ségrégation raciale reste en place jusqu’aux années 1960. En URSS, la population est surveillée par un État totalitaire omniprésent . Surtout, le modèle opposé est sans cesse dénoncé et discrédité. En URSS, Staline tombe dans la paranoïa et voit des espions américains partout, comme dans le Complot des Blouses Blanches (ses médecins sont accusés de vouloir l’empoisonner et sont exécutés ou déportés). Aux États-Unis, entre 1950 et 1954 a lieu le maccarthysme (d’après le sénateur Joseph Mc Carthy), une violente campagne de procès et de diffamation envers tous ceux qui sont soupçonnés de la moindre sympathie envers l’URSS.

Une course aux armes et à la technologie

Au tout début de la guerre froide, l’URSS a la plus grande armée du monde mais les États-Unis sont les seuls à disposer de l’arme atomique. Ce monopole prend fin en 1949, quand les Soviétiques acquièrent la bombe grâce à l’espionnage. Si les Américains disposent de nombreuses bases militaires à travers le monde d’où peuvent décoller des bombardiers B-52 munis de bombes nucléaires, les Soviétiques mettent au point des missiles à longue portée capables de frapper en quelques dizaines de minutes.

  • C’est ainsi une course aux armements qui s’engage.

Course aux armements :

Durant la guerre froide, augmentation du nombre de bombes possédées par l’URSS et les États-Unis et diversification des moyens de les lancer (bombardiers, missiles, sous-marins, etc.) et de les contrer.

Rapidement, les superpuissances en viennent à une situation de « destruction mutuelle assurée » en cas de conflit. Ainsi, chaque côté craint que l’autre ne décide d’attaquer le premier à la faveur d’un avantage momentané pour augmenter ses chances de victoires. Cette crainte est par exemple attisée en 1957 quand les Américains apprennent que les Soviétiques ont mis en orbite le premier satellite artificiel de l’histoire, Spoutnik. L’intellectuel français Raymond Aron résume cette situation par la formule « paix impossible, guerre improbable » .

Nombre de têtes nucléaires possédées par les deux superpuissances

Le début de la guerre froide est donc un moment de grande tension, marqué par l’idée d’un affrontement inéluctable. Mais celui-ci ne se produit pas, à la faveur de l’établissement de relations plus apaisées au milieu des années 1950.

La coexistence pacifique (1956-1962)

Après la mort de Staline, Nikita Khrouchtchev s’impose en 1956 comme son successeur. Une nouvelle ère s’ouvre dans les relations américano-soviétiques, marquées par une capacité à coexister qui n’empêche pas la persistance de nombreuses occasions de conflit.

Un nouveau contexte politique et stratégique

Staline meurt le 5 mars 1953. Sa succession est marquée par des luttes de pouvoir qui voient la victoire de Nikita Khrouchtchev (premier secrétaire du Parti communiste de l’Union soviétique de 1953 à 1964).

Le 24 février 1956, au XX e  Congrès du Parti Communiste d’Union Soviétique (PCUS), Khrouchtchev dénonce les purges et la terreur de masse du régime stalinien, ce qui ouvre à un relatif assouplissement de l’État policier dans le bloc de l’Est. Mais cette politique de « déstalinisation » est vivement critiquée par la République populaire de Chine, qui prend de plus en plus d’indépendance par rapport à l’URSS dans le camp socialiste.

Ainsi, la bipolarité du monde se réduit : l’unité du bloc de l’Est se fissure, tandis qu’à l’Ouest les États-Unis ne sont plus les seuls à posséder l’arme nucléaire, rejoints par le Royaume-Uni et la France. Surtout, le processus de décolonisation crée de nombreux nouveaux États que chaque Grand tente d’attirer dans son camp. C’est ainsi que la guerre d’Indochine , dans laquelle les États-Unis ont refusé de soutenir la France par opposition au colonialisme, avait abouti en 1954 à la division du Vietnam entre un Nord communiste et un Sud capitaliste.

En 1959, Khrouchtchev expose ainsi les principes de la coexistence pacifique devant le Soviet Suprême (Parlement soviétique) : « Il y a peu de temps encore le feu des passions suscitées par la “guerre froide” était si grand qu’une simple étincelle aurait pu provoquer une conflagration mondiale. La politique étrangère de certaines puissances occidentales était basée sur des calculs nettement agressifs, sur une politique des “positions de force” […]. Actuellement, une évaluation plus sobre de la situation, une compréhension plus raisonnable de l’équilibre des forces sur la scène internationale se manifestent de plus en plus en Occident. Et une telle compréhension des choses conduit inévitablement à la conclusion que les plans prévoyant l’emploi de la force contre le monde socialiste devraient être relégués dans les archives. La vie elle-même exige que les pays ayant des systèmes sociaux différents doivent apprendre à vivre ensemble sur notre planète, à coexister pacifiquement […]. La reconnaissance de l’existence de deux systèmes différents, la reconnaissance à chaque peuple du droit de régler lui-même tous les problèmes politiques et sociaux de son pays, le respect de la souveraineté et l’application du principe de la non-ingérence dans les affaires intérieures, le règlement de tous les problèmes internationaux au moyen de pourparlers, voilà ce qu’implique la coexistence pacifique sur une base raisonnable […].  »

Une capacité à coopérer dans le règlement des conflits

L’année 1956 voit les deux superpuissances coopérer pour résoudre une crise internationale autour du canal de Suez . Malgré la décolonisation de l’Égypte (fin du protectorat anglais en 1946), il est toujours possédé par des sociétés britanniques. Or, l’Égypte est contrôlée depuis 1954 par le colonel Gamal Abdel Nasser, qui se revendique non-aligné sur l’un ou l’autre des Grands, et anticolonial. Ce dernier projette de nationaliser le canal de Suez pour financer l’industrialisation du pays. Craignant de perdre le contrôle de ce passage stratégique, les Britanniques planifient une opération militaire de prise du contrôle du canal à laquelle se joignent la France (car Nasser soutient le FLN dans la Guerre d’Algérie) et Israël (qui craint la puissance égyptienne). Nasser nationalise le canal le 26 juillet 1956, déclenchant un débarquement de parachutistes français et anglais ainsi qu’une offensive israélienne dans le Sinaï. En réaction, les États-Unis saisissent l’ONU et commencent à spéculer sur les monnaies européennes. L’URSS envoie un ultimatum à la France et au Royaume-Uni, les menaçant d’utiliser l’arme atomique. Les Français, Britanniques et Israéliens, malgré leur victoire sur le terrain, doivent donc retirer leurs troupes et sont discrédités sur la scène internationale.

  • Nasser a transformé une défaite militaire en victoire politique aux yeux des États arabes et du tiers-monde en formation.

Ainsi, cette crise montre l’existence d’un condominium (domination conjointe) américano-soviétique sur le monde, qui peut s’appliquer aux pays hors des deux blocs. Dans le même temps, chaque camp semble respecter la sphère d’influence de l’autre.

Par exemple, en octobre 1956 se produit un soulèvement antisoviétique en Hongrie, mais les troupes du Pacte de Varsovie écrasent l’insurrection de Budapest sans réelle réaction de l’Ouest.

Des rapprochements mais une persistance de la logique de conflit

Des signes de bonne volonté se manifestent de part et d’autre, avec notamment le voyage de Khrouchtchev aux États-Unis en 1959 ou sa rencontre avec Kennedy à Vienne en 1961.

L’idée de représailles massives en cas de conflit laisse la place à celle d’une riposte graduée.

Cependant la guerre froide continue, comme le montrent les crises autour de Berlin. Après la crise de 1948-1949 (blocus de Berlin) et la proclamation de la  RFA et de la  RDA , Berlin-Ouest était resté une enclave occidentale dans le bloc de l’Est. Celle-ci sert de vitrine du camp occidental et surtout de point de fuite de la RDA : dans les années 50, plus de 3 millions d’Est-Allemands (en majorité jeunes et qualifiés) fuient le monde communiste en se réfugiant à Berlin-Ouest puis en rejoignant la RFA par avion. Ainsi, Khrouchtchev tente de négocier l’annexion de Berlin-Ouest à la RDA en 1958 mais se heurte au refus catégorique des Occidentaux. Dans la nuit du 13 août 1961, il fait construire un mur entourant hermétiquement Berlin-Ouest.

Ouvriers du bâtiment de Berlin-Est édifiant le mur de Berlin, 20 novembre 1961

Ce « mur de la honte » est érigé en symbole de l’oppression communiste à partir de la visite de Kennedy (1961-1963) en 1961, où il prononce un célèbre discours : « Il y a beaucoup de gens dans le monde qui ne comprennent pas ou qui prétendent ne pas comprendre quelle est la grande différence entre le monde libre et le monde communiste. Qu’ils viennent à Berlin ! Il y en a qui disent qu’en Europe et ailleurs, nous pouvons travailler avec les communistes. Qu’ils viennent à Berlin ! […] Notre liberté éprouve certes beaucoup de difficultés et notre démocratie n’est pas parfaite. Cependant, nous n’avons jamais eu besoin, nous, d’ériger un mur […] pour empêcher notre peuple de s’enfuir. […] Tous les hommes libres, où qu’ils vivent, sont des citoyens de Berlin. Par conséquent, en tant qu’homme libre, je suis fier de prononcer ces mots : « ‟Ich bin ein Berliner !“ »

La détente, un recul maîtrisé des tensions (1962-1975)

La coexistence pacifique est mise à l’épreuve avec la crise de Cuba, qui aboutit à une volonté de réduire activement les tensions de la guerre froide et les dangers de l’équilibre de la terreur. Après une baisse continue des tensions, celles-ci reprennent en 1975.

La crise de Cuba

En 1959, Fidel Castro prend le pouvoir à Cuba en chassant le dictateur pro-américain Batista. En juillet 1960, après l’échec d’un voyage diplomatique de Castro aux États-Unis, Che Guevara annonce que Cuba fait partie du camp socialiste. Pour la première fois, la Doctrine Monroe est remise en cause.

Doctrine Monroe :

La doctrine Monroe est formulée au XIX e  siècle par le président américain James Monroe (1817-1825). Les États-Unis annoncent qu’ils sont les seuls à pouvoir intervenir dans les affaires de l’hémisphère ouest (continent américain). Pendant la guerre froide, il s’agit d’empêcher l’installation d’un pouvoir pro-soviétique en Amérique Latine.

Les États-Unis établissent donc un blocus naval de l’île, mais l’URSS vient au secours de Cuba en lui apportant une aide économique et militaire. En octobre 1962, les États-Unis se rendent compte que des missiles soviétiques sont en train d’être installés sur le territoire cubain, menaçant leur territoire. Le 22 octobre 1962, Kennedy annonce un ultimatum à Khrouchtchev et exige le démantèlement des missiles et l’arrêt de l’aide militaire soviétique à Cuba. Les tensions montent et font craindre le déclenchement d’une guerre directe, mais Khrouchtchev accepte le retrait des missiles de Cuba en échange du retrait des missiles américains en Turquie. Cette crise montre à tous les besoins d’une détente des relations, ce qui aboutit à la mise en place du « téléphone rouge », pour permettre à la Maison Blanche et au Kremlin de se parler directement.

La crise de Cuba

Désarmement et dégel

La crise de Cuba a montré la dangerosité et la fragilité de l’équilibre de la terreur.

L’équilibre de la terreur a un coût très lourd pour les deux Grands. Une série de traités interdisent les expériences nucléaires dans l’atmosphère, l’espace et l’océan.

En 1968, le Traité de non-prolifération nucléaire voit la plupart des pays renoncer au nucléaire militaire en échange d’une aide au développement du nucléaire civil. La même année s’engagent des négociations sur la limitation des armements nucléaires ( SALT - Strategic Arms Limitation Talk ), finalement signés en 1972. Ils sont immédiatement suivis par les accords SALT II de 1979 qui concernent d’autre types d’armements. Des accords commerciaux sont conclus entre Américains et Soviétiques, aboutissant à un échange de produits agricoles et technologiques américains contre du pétrole et du gaz naturel soviétiques. La détente se manifeste également dans les relations entre pays des deux Blocs. En 1969, le chancelier de la RFA Willy Brandt inaugure l’ Ostpolitik , un rapprochement avec la RDA et les pays d’Europe de l’Est.

Recul de la bipolarité et regel

La bipolarité du monde recule avec l’émergence du tiers-monde (voir le cours Indépendance et nouveaux États pendant la guerre froide ), et principalement de la Chine populaire, proclamée en 1949. Malgré la rupture sino-soviétique des années 1950, l’Ouest continuait de ne pas reconnaître la République populaire de Chine (voir le cours : L’ère Maoïste : retrouver la puissance par la révolution (1949-1979) ). En effet, les Occidentaux reconnaissent le gouvernement de Taïwan comme étant la véritable République de Chine.

Les choses changent en 1971 avec la visite en Chine d’Henry Kissinger, conseiller à la Sécurité nationale du président Nixon (1969-1974), dans le cadre d’une « stratégie triangulaire » qui permettrait de diviser le bloc de l’Est. C’est ainsi que la RPC est admise à l’ONU comme membre permanent du Conseil de Sécurité (avec droit de veto), à la place de Taïwan.

La fin des années 1960 voit surtout une remise en cause des modèles bipolaires à travers le monde, obligeant les Grands à se remettre en cause. La détente américano-soviétique culmine avec les Accords d’Helsinki de 1975. Ceux-ci reconnaissent l’inviolabilité des frontières européennes, prévoient de continuer la coopération commerciale, scientifique et technologique et contiennent des engagements en matière de droits de l’homme. Cependant, ces accords sont suivis d’une prise de conscience que la guerre froide continue par d’autres moyens et dans d’autres régions, notamment en Afrique. Ainsi, après les années dites du « dégel » vient le temps du « regel » des relations américano-soviétiques.

Conclusion :

La guerre froide commence donc par une période de forte défiance mutuelle qui accélère la bipolarisation du monde. Celle-ci est marquée par un affrontement des Grands par pays interposés en de nombreuses régions du monde. L’arrivée au pouvoir de Khrouchtchev en 1956 permet d’envisager une coexistence pacifique et une résolution commune des crises, comme le montre la Crise de Suez. Les tensions restent réelles, comme le prouve la crise de Cuba, mais la détente permet de préserver la paix, jusqu’au retour d’une forte défiance mutuelle en 1975.

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E3C Histoire-Géographie Général (N°05515) - Terminale 2021

Epreuve E3C : Histoire - Géographie (HG) voie Générale Voie : Bac général Niveau d'études : Classe de terminale Session : Terminale E3C3 Année : 2021 Durée de l'épreuve : 2 heures Calculatrice : Interdite Numéro du sujet : 05515

sujet de dissertation guerre froide

Thèmes du programme : - La multiplication des acteurs internationaux dans un monde bipolaire (de 1945 au début des années 1970). - Mers et océans : au coeur de la mondialisation.

Extrait de l'annale : Première partie (géographie) : Pour quelles raisons certains points de passage maritimes sont-ils des espaces stratégiques ? Deuxième partie (histoire) : En analysant les documents, vous montrerez comment la décolonisation permet l'affirmation de nouveaux acteurs sur la scène internationale. Document 1 : Planisphère, le monde pendant la Guerre froide. D'après Pierre GROSSER, "La Guerre froide", Documentation Photographique n°8055, La Documentation française, 2007. Document 2 : Extraits du discours d'ouverture de Sukarno à la conférence de Bandung, 18 avril 1955.

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Rappel :

L’épreuve porte sur la partie du programme de l’enseignement de spécialité histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques de la classe de terminale (cf. arrêté du 19 juillet 2019 paru au BOÉN spécial n° 8 du 25 juillet 2019) suivante :  les thèmes 1, 2, 3 et 5 les années paires ;  les thèmes 2, 4, 5 et 6 les années impaires. L’épreuve est composée de deux exercices notés chacun sur 10 points :  une dissertation ;  une étude critique d’un (ou deux) document(s). Les deux exercices ne peuvent porter sur le même thème.

« Épreuve de l’enseignement de spécialité « histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques » de la classe de terminale de la voie générale à compter de la session 2021 de l’examen du baccalauréat », note de service n° 2020-025 du 11 février 2020, publiée au BOÉN spécial n° 2 du 13 février 2020. → https://www.education.gouv.fr/bo/20/Special2/MENE2001791N.htm

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Dix références incontournables à citer en dissertation de géopolitique

  • Prépa Économique
  • 19 septembre 2022
  • Sarah Hamou

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Voici dix références à citer dans tes dissertations de géopolitique. Dans une copie, il est toujours apprécié d’utiliser des références et de citer des thèses d’auteurs pour justifier ses propos. Certaines références sont plus célèbres ou encore plus pertinentes que d’autres. Notre objectif est de te présenter dix œuvres incontournables que tu pourras citer et mobiliser dans tes copies.

Retrouve nos articles de méthodologie en cliquant ici !

Avant de commencer, pourquoi citer des références dans ses dissertations de géopolitique ?

Citer une référence dans une dissertation de géopolitique peut permettre de rendre ses arguments plus pertinents, dans la mesure où l’on partage l’avis d’un spécialiste. Il ne faut pas en abuser et faire référence à une thèse doit se faire à bon escient !

Il est inutile d’en mettre beaucoup, car les professeurs n’apprécient pas cela en général. En effet, citer 10 ou 15 références dans une copie de géopolitique dépersonnalise la copie et ne permet pas à l’élève de réfléchir par lui-même. Cela devient un catalogue de références, parfois superficielles et pas assez maîtrisées, qui reflètent un réel manque de réflexion de la part de l’élève. Ainsi, tu retiendras la règle des « trois A : adaptée, ajoute, apprise », qui dit que la référence en géopolitique n’est utile uniquement si :

  • elle est adaptée au sujet (ne pas citer des œuvres juste pour les citer, alors que c’est hors contexte) ;
  • elle ajoute un plus à ton argumentation, justifie tes propos, solidifie ta thèse… ;
  • elle est apprise et maîtrisée, il faut avoir compris la thèse et avoir lu si possible un extrait du livre cité.

Passons maintenant au vif du sujet avec les références !

Des références pour des dissertations sur des sujets mondiaux autour de la mondialisation, de l’ordre international

Francis fukuyama – la fin de l’histoire et le dernier homme (1992).

Cette œuvre écrite par le politologue américain et conseiller de l’administration Reagan, Francis Fukuyama, marque la fin du XXᵉ siècle. Elle s’inscrit dans le contexte de la fin de la guerre froide et de la chute du mur de Berlin.

Dans ce livre, il émet la thèse selon laquelle la fin de cette guerre idéologique, qui aura duré près de 44 ans, marque également « la fin de l’Histoire » dans la mesure où le monde devrait s’apaiser et que les conflictualités qui nourrissent l’histoire devraient cesser.

Sa thèse repose sur l’idée d’un monde américanisé. Par la victoire du bloc de l’Ouest, tous les autres pays sont désormais naturellement amenés à adopter les idéaux libéraux de l’hyperpuissance ( Hubert Védrine ) américaine. Il prédit ainsi une nouvelle ère de paix qui implique qu’il n’y aura donc plus rien à raconter dans les livres d’histoire…

Selon Fukuyama, la troisième guerre mondiale n’aura jamais lieu . Bien entendu, le contexte géopolitique actuel témoigne des limites de sa thèse tant les tensions se sont accrues. En revanche, à partir de 1994, période où les États-Unis ont réussi à s’imposer sur la scène internationale, sa thèse était soutenue par de nombreuses personnes.

« Il se peut que […] ce ne soit pas juste la fin de la guerre froide, mais la fin de l’histoire en tant que telle : le point final de l’évolution idéologique de l’humanité. » Francis Fukuyama

Bertrand Badie, Michel Foucher – Vers un monde néo-national ? ( 2017)

Pour citer un livre plus récent, Michel Foucher, diplomate et géographe français, et Bertrand Badie, spécialiste des relations internationales, ont conjointement écrit un livre.

Celui-ci fait un bilan du contexte géopolitique mondial contemporain. Michel Foucher explique que nous sommes rentrés dans un « monde néo-national » . De nouveaux modèles ont réussi à s’imposer tels que le modèle chinois ou encore le modèle russe. Ces modèles parviennent même à séduire d’autres pays comme en Afrique.

Bertrand Badie préfère plutôt parler de « néo-nationalisme » puisque selon lui une nouvelle forme de nationalisme est née, dont nous te présentons une typologie.

Les trois types de nationalismes actuels selon Bertrand Badie :

  • un nationalisme affadi : chez les plus faibles issus de la décolonisation ;
  • un nationalisme d’émancipation : chez les émergents ;
  • un nationalisme de peur et un retour des crispations identitaires : chez les Occidentaux.

Une référence intéressante pour une dissertation sur le thème des frontières et de la mondialisation

Kenichi ohmae – the borderless world (1990).

Pour une dissertation de géopolitique sur la mondialisation et le thème des frontières, on pensera à Ohmae (ou à M. Foucher ci-dessus).

Selon K. Ohmae, l’émergence du phénomène de mondialisation s’est accompagné d’une ouverture accrue des frontières de toutes natures . Les pays forment de plus en plus une économie géante et interconnectée . Les États ne contrôlent plus vraiment leurs frontières , dans la mesure où les nouvelles technologies et les nouveaux accords ne font qu’accroître les flux entre les États. Tout cela amène Ohmae à affirmer que nous sommes entrés dans « le monde sans frontière » ( The Borderless World ).

Bien entendu, si l’on cite cette thèse dans une dissertation de géopolitique, il faut la placer dans le contexte d’émergence de la mondialisation (années 1980-1990). Car dans notre contexte actuel, c’est plutôt l’idée d’un retour des frontières qui domine.

Une référence originale pour une dissertation autour de la question du climat et de l’environnement

Guillaume blanc – l’invention du colonialisme vert (2020).

Une référence récente et originale, quoi de mieux pour se démarquer dans sa dissertation de géopolitique ?

Dans ce livre, Guillaume Blanc dénonce une naturalisation forcée des espaces naturels africains par l’Occident, notamment avec la création des parcs naturels . Dans une conception coloniale de la nature, il souligne la volonté de l’Occident de retrouver une nature perdue.

En effet, le modèle économique actuel fondé en partie sur l’exploitation de la nature (déforestations, perte de la biodiversité, pollution…) dénature les paysages. Dès lors, la volonté de conserver les espaces naturels en Afrique au nom du climat reflète une nouvelle forme de colonialisme : « le colonialisme vert ».

Une référence incontournable pour un sujet de géopolitique sur la démographie

Paul et ana ehrlich –  the population bomb: population control or race to oblivion (la bombe p) (1968).

Cette thèse, assez vieille mais très connue, s’inquiète de la croissance importante de la population . Les auteurs dénoncent les risques que fait courir l’explosion démographique du tiers monde. En créant un déséquilibre hommes/ressources, une croissance démographique importante serait néfaste pour la planète et nos qualités de vie.

En effet, subvenir aux besoins d’une population trop importante nécessiterait un investissement en termes d’espace à exploiter . Dans une situation où les ressources sont déjà très exploitées, cela est alors source d’inquiétudes. Les peurs malthusiennes resurgissent et cette référence est d’autant plus d’actualité dans notre contexte actuel de crise climatique. Sommes-nous prêts à nourrir 8 à 10 milliards de personnes ? En avons-nous la capacité ?

C’est une référence ancienne, qui peut être remise en question et nuancée dans les dissertations.

Une référence connue, mais très utile dans une dissertation de géopolitique sur l’Afrique

 jean-michel severino et olivier ray – le temps de l’afrique (2010).

Dans cette œuvre, les deux auteurs offrent une vision optimiste de l’avenir du continent africain. Ils expliquent que la croissance démographique importante du continent et le fait qu’il ait de nombreuses ressources inexploitées sont un espoir de développement.

« Le XXIᵉ siècle sera celui de l’Afrique. On la croyait vide, rurale, animiste, pauvre, oubliée du monde. Or, cinquante ans après les indépendances, la voilà pleine à craquer, urbaine, monothéiste. Si la misère et la violence y sévissent encore, la croissance économique y a repris ; les classes moyennes s’y développent. Elle est désormais au centre de nouveaux grands enjeux mondiaux. »

Cette vision très optimiste du continent africain peut venir nuancer tes propos en dissertation (mais est aussi à critiquer). Cependant, même si l’Afrique a théoriquement les moyens de se développer, le contexte actuel ne l’aide pas .

En effet, en pleine crise socioclimatique, entre tensions, guerres et pénuries , il est difficile de s’imposer. Même si l’Afrique a de nombreuses opportunités de développement, elle doit faire face au problème climatique et aux pénuries de ressources…

« L’Afrique arrive au banquet de la nature au temps de la pénurie. » Jean-Michel Severino et Olivier Ray

Une référence originale pour une dissertation sur la guerre et la question de puissance

Bertrand badie – l’impuissance de la puissance (2004).

Une référence très utile pour la dissertation de géopolitique !

Bertrand Badie explique ici que les puissances classiques sont devenues impuissantes sur la scène internationale. Pour le spécialiste des relations internationales, la mondialisation s’est accompagnée de nombreux phénomènes : développement des nouvelles technologies du numérique, ouvertures et échanges accrus…

Les armées régulières sont désormais confrontées à des organisations non étatiques (le cas du terrorisme). Ces organisations s’organisent de façon réticulaire et se fondent dans la masse. Elles utilisent des moyens comme Internet, comme le fait l’État islamique avec les vidéos de décapitation. Il est difficile alors pour la puissance classique de mettre fin à ce type de problèmes. L’ennemi n’est pas facile à identifier, et une fois identifié, il est organisé en réseau à travers le monde et parvient à étendre son idéologie.

De plus, la multiplication des acteurs sur la scène internationale ( acteurs non étatiques comme les ONG ou les FTN ) rend la puissance étatique classique encore plus faible. C’est « l’impuissance de la puissance ».

Une référence originale pour une dissertation de géopolitique sur les États-Unis ou sur l’Europe

Robert kagan –  la puissance et la faiblesse (2004).

Encore une référence très intéressante à citer en dissertation de géopolitique.

Robert Kagan affirme que les « Américains » et les « Européens » ne partagent pas la même vision du monde. Les premiers seraient de Mars et les seconds de Vénus. Les Américains restent dans l’histoire et la conflictualité inhérente aux relations entre les nations . Ils adoptent une vision réaliste et pragmatique des relations internationales. Les Européens adopteraient une autre vision, ils seraient dans un « paradis post-historique » où régnerait la paix.

Selon Kagan, l’Amérique perçoit l’Europe comme faible . L’Europe voit les États-Unis comme unilatéralistes. L’Europe aurait ainsi abandonné le réalisme politique, qui serait au cœur des grands conflits mondiaux. Elle aurait adopté  une vision moraliste de la politique internationale.

Deux références incontournables pour un sujet de géopolitique sur le Moyen-Orient

Kipling,  kim (1902).

Cette œuvre est certes ancienne, mais c’est son utilisation moderne qui fait son originalité dans une copie de géopolitique.

Dans ce roman, Kipling parle du « grand jeu » pour faire référence à la rivalité coloniale et diplomatique entre la Russie et le Royaume-Uni en Asie au XIXᵉ siècle. Cette rivalité a amené entre autres à la création des frontières de l’actuel Afghanistan, avec le corridor du Wakhan, comme État tampon. Les spécialistes de la géopolitique actuelle qualifient parfois de « Nouveau Grand Jeu » la domination de l’Eurasie. Cette domination serait une condition nécessaire à la suprématie mondiale .

En effet, dominer le Moyen-Orient, c’est aussi avoir un accès ouvert à de nombreuses ressources comme le pétrole. Les acteurs de cette lutte guerrière, diplomatique et énergétique sont principalement les États-Unis, la Russie et la Chine. L’Europe est assez en retrait dans la région.

Bertrand Badie –  L’État importé (1992)

Dans ce livre, Bertrand Badie explique le blocage institutionnel des États au Moyen-Orient par leur modèle. Si les États au Moyen-Orient font face à divers problèmes, c’est parce que le modèle qu’ils ont adopté est importé de l’Occident. La domination politique de l’Occident sur les « pays du Sud » s’accompagnerait d’une domination culturelle plus forte . La décolonisation n’a pas fourni aux sociétés du tiers monde le moyen de trouver une organisation qui corresponde à leurs traditions . Les populations voient leurs aspirations rejetées dans ces « États importés » .

C’est une référence que tu peux facilement citer dans tes dissertations de géopolitique qui portent tant sur le Moyen-Orient que sur l’Afrique.

Te voici incollable sur les références classiques en géopolitique ! N’oublie pas que chaque référence peut être critiquée en dissertation.

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Les crises de Berlin (1948-1989)

Le monde depuis 1945

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Sujet inédit

maîtriser les différents langages • 20 points

▶  1. Sous la forme d'un développement construit d'une vingtaine de lignes, définissez la guerre froide, puis décrivez-la à travers les crises qui se déroulent à Berlin entre 1948 et 1989.

▶  2. Complétez la frise ci-dessous. Précisez les événements déjà placés sur la frise en complétant les textes. Ajouter les événements suivants, en les plaçant correctement sur la frise : crise de Cuba ; chute du mur de Berlin.

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Les clés du sujet

▶   1. En introduction, donne la définition de la guerre froide, comme demandé dans l'énoncé. Tu peux ainsi amener ton développement, en annonçant que tu vas illustrer celui-ci par la présentation des crises de Berlin.

Rédige un paragraphe par crise. Raconte les événements dans l'ordre chronologique. Précise les dates. Montre qu'elles correspondent aux temps forts de la guerre froide. Efforce-toi aussi de montrer que chaque situation racontée illustre la définition que tu as donnée en introduction.

Pour conclure, explique pourquoi il t'a été demandé de décrire ces crises après avoir défini la guerre froide.

En histoire, quand tu dois « décrire » ou « raconter » une situation étalée dans le temps, appuie-toi sur la chronologie.

▶  1. La guerre froide désigne le conflit qui opposa deux blocs de pays : l'Ouest capitaliste libéral et l'Est communiste. Le conflit est dit « froid », parce que les deux principaux adversaires (les États-Unis et l'URSS) ne s'affrontèrent pas directement dans le cadre de conflits armés. Leur affrontement se déroula souvent sur le territoire d'autres pays, comme à Berlin.

La guerre entre les deux Corée et celle entre les deux Vietnam sont d'autres cas d'affrontement entre les deux Grands.

En 1948, Staline veut chasser les occidentaux de Berlin . Il organise un blocus de la ville. Plutôt que de forcer le passage pour approvisionner les Berlinois, les Américains organisent un pont aérien  : ils apportent tout le nécessaire à la population par avions. En 1949, Staline abandonne le blocus sans être parvenu à ses fins.

En 1961 , afin d'empêcher les Allemands de l'Est de quitter la RDA pour se rendre à l'Ouest – migration qui dépeuplait le pays et en donnait une très mauvaise image –, les dirigeants est-allemands soutenus par les Soviétiques décident de construire un mur qui isole Berlin Ouest . Ce mur est dénoncé par les Occidentaux.

En 1963, le président américain Kennedy se rend à Berlin pour exprimer sa solidarité avec les Berlinois. « Ich bin ein Berliner », leur dit-il. Mais ce soutien ne change rien au sort des Allemands de l'Est. Il faut attendre novembre 1989 et l'affaiblissement du bloc de l'Est pour voir tomber ce mur et se réunifier la ville, puis le pays tout entier (1990).

Les crises qui ont touché Berlin de 1948 à 1989 sont typiques des conflits de la guerre froide.

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La guerre froide.

L’affirmation rapide de deux super-puissances et de leurs divergences

  • 1946, début guerre civile en Grèce (communistes / monarchistes)
  • 1946, Churchill parle du « Rideau de fer de Stettin à Trieste »
  • Mars 1947, doctrine Truman : endiguer le progrès du communisme ( containment )
  • Juin 1947, plan Marshall
  • Septembre 1947, doctrine Jdanov : combattre l’impérialisme américain

La mise en place de deux blocs

  • 1948, « coup de Prague » : prise du pouvoir par communistes
  • Naissance de la RFA (mai 49) et de la RDA (oct 49) : achèvement Rideau de fer
  • Alliances économiques : OECE (48) / CAEM (47)
  • Alliances militaires : OTAN (49), OTASE (54), Pacte de Bagdad (55) / Pacte de Varsovie (55)

La volonté de chacun de faire triompher son idéologie

  • Course aux armements : bombe A (É-U 45, URSS 49) puis H (É-U 52, URSS 53)
  • Course à l’espace : Spoutnik (57), Gagarine (61), Apollo 11 (69)
  • Course aux titres sportifs, aux médailles olympiques, boycotts (1980, 1984)
  • Progrès du communisme : Chine (1949) ; Éthiopie, Mozambique, Angola, Sud Viêt-Nam, Laos, Cambodge (75) ; Nicaragua (79)

La décolonisation

Après la guerre : un contexte favorable

  • Charte de l’ONU : droit des peuples à disposer d’eux-mêmes
  • URSS : colonialisme assimilé à impérialisme (doctrine Jdanov)
  • États-Unis : contre car eux-mêmes ancienne colonie
  • Indépendantismes boostés par la guerre, l’occupation japonaise (VN, Indonésie)
  • Apparition de figures nationales : Nkrumah, Bourguiba, Nehru, Gandhi, Soekarno, Hô Chi Minh

Elle débute en Asie

  • Fin des mandats Liban et Syrie (45), Transjordanie (46) et Palestine (47)
  • Partition de l’Empire britannique des Indes (1947) : Union indienne, Pakistan
  • Guerre d’indépendance d’Indonésie (45-49)
  • Guerre d’Indochine (45-54) : Laos, Cambodge, Viêt-Nam Nord, Viêt-Nam Sud

Elle se poursuit en Afrique

  • Libye (51), Tunisie et Maroc (56)
  • Guerre d’Algérie (54-62)
  • Communauté française (58) puis indépendance des colonies françaises (60)
  • Congo belge (60) : guerre civile
  • Indépendance colonies britanniques échelonnée : Ghana (57) à Swaziland (68)
  • Colonies portugaises après longues guerres : 73 à 75

L’apparition d’un « Tiers-monde »

  • 1955 : conférence de Bandung
  • 1961 : conférence de Belgrade (25 pays)
  • 1973 : conférence d’Alger (75 pays)

Les conflits de 1945 à 1991

Éviter les conflits directs entre les deux super-puissances

  • Peur d’un conflit nucléaire généralisé : équilibre de la terreur
  • Crises cependant : Berlin (48-49), Mur de Berlin (61), Cuba (62)
  • Volonté de détente : accords SALT 1 (72), Ostpolitik de Willy Brandt (72), conférence d’Helsinki (75)

Des conflits indirects multiples

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  • Guerre d’Indochine (1945-54) ; guerre du Viêt-Nam
  • Guerres civiles Angola, Mozambique (rôle joué par Cuba et l’Afrique du Sud)

De nombreux conflits au Proche Orient

  • Échec du plan de partage de la Palestine britannique proposé par ONU : guerre nov 47 – mai 48
  • 1re guerre israélo-arabe : mai 48 – juillet 49
  • 2e guerre israélo-arabe : oct – nov 1956
  • 3e guerre israélo-arabe : juin 1967
  • 4e guerre israélo-arabe : oct 1973
  • 1979 : début de la guerre en Afghanistan
  • Guerre Iran – Iraq : 1980-88

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La Guerre froide et ses implications mondiales

Par tito26   •  1 Avril 2024  •  Compte rendu  •  366 Mots (2 Pages)  •  86 Vues

Sujet : La Guerre froide et ses implications mondiales

La Guerre froide, qui s'est déroulée approximativement de la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu'à la dissolution de l'Union soviétique en 1991, a été l'une des périodes les plus marquantes de l'histoire du XXe siècle. Cette confrontation idéologique et politique entre les États-Unis et l'Union soviétique a eu des répercussions mondiales majeures.

La Guerre froide trouve ses origines dans la fin de la Seconde Guerre mondiale, lorsque les États-Unis et l'Union soviétique sont devenus les principales superpuissances mondiales, chacune promouvant des idéologies antagonistes : le capitalisme pour les États-Unis et le communisme pour l'Union soviétique. Les divergences idéologiques, les rivalités géopolitiques et la course aux armements nucléaires ont contribué à créer un climat de méfiance et de confrontation entre les deux blocs.

La Guerre froide s'est déroulée principalement par le biais de la rivalité politique, économique et militaire entre les États-Unis et l'Union soviétique, mais elle a également eu des répercussions à l'échelle mondiale. Des alliances militaires telles que l'OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique Nord) et le Pacte de Varsovie ont divisé le monde en deux camps antagonistes. Des conflits régionaux tels que la guerre de Corée et la guerre du Vietnam ont été des théâtres d'affrontement indirect entre les deux superpuissances.

La Guerre froide a également été marquée par une course aux armements sans précédent, en particulier dans le domaine des armes nucléaires. La dissuasion nucléaire est devenue un élément central de la politique étrangère, chaque camp cherchant à dissuader l'autre par la menace de destruction mutuelle assurée (MAD).

Cependant, la Guerre froide n'a pas été uniquement caractérisée par la confrontation militaire. Elle a également été le théâtre d'une compétition idéologique, économique et technologique entre les deux superpuissances. La rivalité spatiale, symbolisée par la course à l'espace, et la propagande idéologique ont été des éléments importants de cette confrontation.

En conclusion, la Guerre froide a été une période de tension et de rivalité intense entre les États-Unis et l'Union soviétique, qui a eu des répercussions majeures à l'échelle mondiale. Bien qu'elle n'ait pas débouché sur un conflit militaire direct entre les deux superpuissances, elle a profondément façonné la politique mondiale et a laissé un héritage durable dans les relations internationales.

  • Histoire des États-Unis

COMPOSITION HISTOIRE corrigée 5 La Guerre froide, conflit

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